L'eau est un atout important pour le développement économique du département. Elle contribue ainsi au développement industriel qui utilise la ressource sous forme de force motrice, comme élément dans les processus de fabrication, pour la production d'hydroélectricité ou encore le refroidissement.
La révolution hydroélectrique est née en Isère, sur les pentes du massif de Belledonne, à la fin du dix-neuvième siècle. À cette époque, l'industrie papetière recherche une force motrice importante pour le défibrage du bois et domestique la force de l'eau issue des montagnes.
En montagne, les cours d'eau, bénéficiant d'un soutien des débits par la fonte des neiges, sont canalisés au moyen de conduites forcées. Des centrales sont construites et fournissent l'électricité aux usines installées dans le fond des vallées.
L'industrie de l'eau puis de l'électricité s'organise. La production de ciment pour les barrages, la fabrication de turbines et de génératrices électriques attirent d'autres implantations exigeantes en électricité (métallurgie de l'aluminium, chimie).
Malgré des mutations importantes opérées à partir des années 1970, les exigences des industries restent élevées en matière de quantité et de qualité d'eau pour les procédés de fabrication.
Notons que cette eau utilisée est en grande partie restituée au milieu naturel à l'aval des installations.
Il s'agit principalement de la centrale nucléaire de Saint-Alban qui prélève dans les eaux superficielles du Rhône 4 milliards de m3 par an pour en restituer la quasi totalité. Le débit moyen inter-annuel du Rhône au droit de la centrale est supérieur à 1 000 m3/s.