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Contexte hydrographique

  

Les caractéristiques du réseau hydrographique

Les cours d'eau du département de l'Isère permanents ou intermittents d'une longueur totale de près de 8 000 km appartiennent au bassin du Rhône. Leur gestion est planifiée dans le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée. On peut ainsi distinguer :

 

  •  - les principaux affluents du Rhône en rive gauche : le Guiers, la Bourbre, la Gère, la Varèze et la Sanne, la Galaure,
  •  - les cours d'eau intermittents des grandes plaines du Liers et de Bièvre, notamment le Rival et l'Oron, du plateau karstique du Vercors (dont la Bourne), et du massif karstique du Devoluy…
  •  - les cours d'eau alpins affluents de l'Isére, au régime nival ou pluvio-nival, affluents du Drac, de la Romanche et de l'Isère, ceux du massif de Belledonne à l'amont de Grenoble,
  •  - les affluents de l'Isère au régime pluvial marqué : bassins versants de la Vence, de la Morge, de la Fure, affluents rive gauche de l'Isère issus des versants du Vercors, affluents rive droite de l'Isère issus des versants de la Chartreuse ou des Chambarrans.

 


  

Aspects quantitatifs

Les eaux superficielles sont abondantes mais inégalement réparties :

  • l'Isère, le Drac et la Romanche qui entrent sur le territoire isérois avec des débits importants, ainsi que le Rhône qui limite au nord et à l'ouest le département, représentent des ressources majeures pour le département ; ils concentrent 90 % des prélèvements industriels, 50 % des prélèvements agricoles, 35 % des prélèvements en eau potable ;
  • les cours d'eau de la moitié sud du département, de régime de type nival et pluvio-nival, sont caractérisés par un débit de référence d'étiage soutenu ; l'importance des précipitations et de l'enneigement tardif, les fortes déclivités ont favorisé l'industrie hydroélectrique qui a altéré les régimes de ces cours deau ;
  • certains cours d'eau du nord et de l'est du département de régime pluvial, présentent en revanche des valeurs de débit de référence d'étiage faibles et peuvent, certaines années, présenter des tronçons asséchés ; cette situation est à croiser avec la forte demande en eau en période estivale, notamment pour l'irrigation, qui est constatée dans ces secteurs.

Source : Schéma Départemental de la Ressource en Eau et de ses usages

  

Le risque inondation

La densité du réseau hydrographique, associée aux caractéristiques pluviométriques et topographiques du département sont à l'origine d'une très forte sensibilité du territoire aux inondations. Ainsi, 287 communes situées aux abords des cours d'eau sont soumises à l'aléa inondation, dont 109 avec des contraintes fortes.

Source : Observatoire des Espaces Agricoles, Naturels et Forestiers

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