Le département de l'Isère présente sur le plan hydrogéologique une grande diversité.
Dans le secteur des Alpes internes (ex. massifs de Belledonne, des Grandes-Rousses, de Pelvoux et de l'Oisans), les ressources en eau souterraine les plus importantes se situent au droit des vallées, lorsque des dépôts suffisamment épais et perméables peuvent constituer des magasins aquifères. C'est le cas en particulier de la vallée de l'Isère, du Drac et de la Romanche où se situent des ressources en eau à forte potentialité d'exploitation, notamment sollicitées par l'agglomération grenobloise pour son alimentation en eau.
Dans les zones de montagne, ce sont les petits domaines aquifères à faible réserve, associés aux eaux de surface, qui prédominent.
L'extrémité sud du Jura (Ile Crémieu) et les Préalpes calcaires (Chartreuse, Vercors et Dévoluy), sont quant à eux le siège de circulations karstiques importantes, en liaison avec une forte pluviométrie qui caractérise ces secteurs.
Enfin, l'extrémité ouest du département (secteur du Bas-Dauphiné) est caractérisée par la présence de nappes alluviales importantes dans les dépôts fluvio-glaciaires (ex. Bièvre-Valloire, Vallées de Vienne, Bassin de la Bourbre) et fluviatiles (ex. Vallées du Rhône). Le substratum de ces dépôts est constitué par les formations tertiaires du Miocène qui forment tout le soubassement du Bas-Dauphiné. Lorsqu'elles présentent un faciès sableux, ces formations constituent un aquifère à grande réserve mais dont l'exploitation est limitée en raison de leur faible perméabilité.
Source : Synthèse hydrogéologique départementale