Aller au contenu

 

Vous êtes ici : Accueil / Les usages de l'eau / Loisirs et tourisme / L'eau et les loisirs hivernaux
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (très petite).Augmenter la taille de la police (moyenne).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise ne forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Dans les conditions actuelles, la référence de ce document ne peut être partagée. Pour ajouter le document à vos favoris, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur.

L'eau et les loisirs hivernaux

Depuis quelques années, la pratique du ski s'est accrue. Pour satisfaire la demande et garantir un enneigement suffisant, gage de leur développement économique, les stations de ski ont investi dans la fabrication de neige artificielle, consommatrice importante d'eau.

Production de neige de culture : Où en est-on en Isère ?

Le service observation, développement et ingénierie touristique de la Direction des études et de l’aménagement touristique de la montagne a récemment actualisé l’inventaire des équipements de neige de culture : 15 stations de l’Isère enneigent 341 hectares de pistes pour un prélèvement d’eau annuel estimé proche de 1,4 millions de m3. L’eau provient majoritairement de réserves collinaires mais aussi de prises d’eau en torrents ou lacs voire des réseaux de distribution publique.

 

Le prélèvement en eau des canons à neige est très modeste à l’échelle du département de l’Isère où en moyenne 450 millions de m3 sont prélevés annuellement pour les besoins en eau des villes, de l’agriculture et des industries. Il représente donc 0,3% des prélèvements totaux. 

 

Les travaux de la commission locale de l’eau du SAGE Drac Romanche dont le périmètre concentre le plus grand nombre de stations concernées, se sont intéressés à cet usage. Un ensemble de contributions ont été publiées dans les lettres du SAGE en septembre 2004 et mars 2005. Il apparaît que l’usage de la neige artificielle est appelé à se développer dans la quasi-totalité des stations de ski de l’Isère dans les toutes prochaines années.

 

Ceci n’est pas sans soulever de nombreuses interrogations. La première est de connaître l’impact notamment quantitatif, sur la ressource en eau locale, mais aussi de connaître le niveau maximum d’équipement projeté. En effet cet usage intervient dans la période d’étiage hivernal des ressources en eau. Le schéma départemental de la ressource en eau et de ses usages propose dans ses actions l’élaboration d’un schéma de l’enneigement artificiel et de la ressource en eau en Isère. Cette proposition qui a reçu un accueil favorable des professionnels présents dans les réunions de concertation organisée à l’automne 2006 est à même de répondre aux enjeux de bonne gestion de l’eau et de la préservation des milieux, et si possible, à celui de la récupération des coûts, définis par la Directive Cadre Européenne sur l'eau (DCE).

 

D’ores et déjà, l’usage est réglementé. Les installations de production de neige et les dispositifs d'étalement (canons à neige) sont en général soumis à la réglementation relative aux ICPE pour leur groupe de production de froid. Le réglementation ICPE étant intégrée, c'est lors de l'instruction de cette procédure que sont étudiés les impacts globaux des installations sur l'environnement, et en particulier sur l'eau.

 

Dans le cas où l'installation n'est pas soumise à la réglementation ICPE, le prélèvement ou la réalisation de la retenue collinaire peuvent être soumis à procédure "loi sur l'eau" en fonction du volume prélevé ou de la taille des ouvrages. Dans tous les cas, l'administration veille à ce que les prélèvements ne perturbent pas le milieu naturel, par exemple en incitant à la réalisation de retenues collinaires à remplissage en période de hautes eaux. Ainsi en hiver, lorsque les rivières sont à l'étiage, aucun prélèvement direct dans les cours d'eau n'a lieu. En outre, à titre de précaution, l'emploi d'adjuvants ajoutés à l'eau (pour permettre la production de neige à une température plus élevée) est interdit.

 

En savoir plus : La qualité de l'eau et assainissement en France (annexe 30)

© Tous droits réservés par le conseil général de l'Isère